Courrier aux candidats à la Mairie de Paris : la réponse tardive du candidat Socialiste, Emmanuel GREGOIRE, à l’image de la gestion du taxi par la ville de Paris depuis 15 ans…

Bonjour,

Nous vous prions de bien vouloir nous excuser pour notre réponse tardive,

Nous vous remercions pour votre interpellation et pour l’attention que vous portez aux conditions d’exercice de la profession de taxi à Paris. Les enjeux que vous soulevez sont essentiels pour garantir un service fiable, régulé et accessible aux Parisiens comme aux visiteurs.
Sur le respect de la réglementation et l’occupation de l’espace public : vous le savez, la régulation des transports publics particuliers de personnes (T3P), qui comprend les taxis et les VTC, relève en grande partie du cadre législatif national. À Paris, la profession de taxi est principalement régulée par la Préfecture de Police, qui fixe les tarifs, délivre les autorisations de stationnement (ADS) et assure les contrôles sur le terrain via des unités spécialisées. Dans ce cadre, notre position est claire :

  • Il est nécessaire de renforcer la régulation du secteur des VTC, afin de garantir une concurrence loyale, non faussée, et un usage maîtrisé de l’espace public.
  • Nous sommes également favorables au renforcement des contrôles aux abords des grandes gares, notamment à la Gare du Nord, afin de lutter plus efficacement contre les pratiques illégales et les situations qui dégradent l’image de l’accueil à Paris.

Sur les stations de taxis et la lutte contre les racoleurs :

  • Les stations de taxis constituent un élément essentiel des mobilités et de l’accueil des visiteurs dans une grande capitale. Il est donc important de préserver et valoriser les stations historiques, notamment dans les secteurs touristiques et autour des grands pôles de transport.
  • S’agissant du racolage dans les gares et les sites touristiques, la compétence de police relève de la Préfecture de Police. Toutefois, la Ville peut agir sur l’organisation de l’espace public et sur les questions de stationnement. Dans ce cadre, le renforcement de la présence de la Police municipale aux abords des gares et des sites touristiques pourra contribuer à lutter contre les stationnements irréguliers et à améliorer les conditions d’exercice des taxis.
  • Plus largement, nous pensons qu’une politique du taxi ambitieuse pour Paris doit reposer sur trois priorités : une régulation claire du secteur, une meilleure visibilité du service de taxi dans l’espace public et des conditions de circulation favorables à son activité.

Sur les conditions de circulation et l’accès aux voies réservées :

  • L’amélioration des conditions de circulation constitue un enjeu central pour la profession. Les taxis bénéficient déjà d’un avantage important avec l’accès à l’ensemble des couloirs de bus, qui facilitent leurs déplacements sur les principaux axes de la capitale et aux abords des grands équipements.
  • Par ailleurs, sur la voie réservée du boulevard périphérique (VR2+), les taxis peuvent circuler même lorsqu’ils sont à vide, ce qui n’est pas le cas des VTC soumis aux règles applicables aux véhicules particuliers. Nous souhaitons que cette voie soit opérationnelle à l’avenir sur l’intégralité du périphérique.
  • Le déploiement du plan bus contribuera également à améliorer la fluidité de circulation sur plusieurs axes structurants, ce qui bénéficiera directement aux taxis.
  • S’agissant des voies réservées du Grand Paris situées hors du territoire parisien, leur gestion ne relève pas de la compétence de la Ville de Paris. Néanmoins, nous sommes favorables à ce que la place des taxis y soit pleinement prise en compte dans les discussions avec les autorités compétentes.
  • En ce qui concerne la cohabitation entre les différents modes de transport, nous souhaitons mobiliser encore davantage la police municipale pour assurer un partage harmonieux de l’espace public et le respect du code de la route par tous les usagers. Nous porterons une attention particulière aux carrefours, où le non respect des feux par certains usagers nuit à la fluidité du trafic.
Restant à votre disposition,
L’équipe de campagne d’Emmanuel Grégoire